Usagers de la route
Le saviez-vous ?
 
L
e saviez-vous ? Si les antiradars et les détecteurs de radar sont interdits en France plus depuis une dizaine d’année, c’es désormais aussi le cas des avertisseurs de radar. Ceux-ci ne sont désormais plus tolérés en France
Devant le nombre croissant de retrait de points (plus de 7 millions de points retirés en 2011) et d'annulation du permis de conduire (plus de 85.000 permis annulés en 2011), certains usagers de la route peuvent être tentés d'utiliser des antiradars, des détecteurs de radar ou des avertisseurs de radar. Les antiradars permettent de brouiller le fonctionnement des radars, les détecteurs repèrent par eux-mêmes la présence des radars, les avertisseurs de radar indiquent en temps réel les positions des radars signalés par d'autres usagers de la route. Faire la distinction entre ces 3 appareils est important car il y a longtemps eu une différence juridique entre ces appareils.

Avant le 5 janvier 2013, le Code de la route, par l'article R413-15, sanctionnait la détention ou le transport d'appareils permettant de déceler la présence de radars ou de perturber leur bon fonctionnement. Autrement dit, l'usage des antiradars et des détecteurs de radar était interdit. L'usager de la route qui ne respectait pas ces règles encourait une amende de 5ème classe, la saisie du matériel, une suspension de son permis de conduire de 3 ans, la réduction de 6 points du capital point de son permis de conduire. En revanche, l'usage des avertisseurs de radars était toléré.

Mais, le 11 mai 2011, le Comité interministériel de la sécurité routière revient sur cette tolérance. En ligne de mire, les avertisseurs de radar légaux, utilisés par plus de 500.000 usagers de la route. Que ces appareils soient intégrés à des GPS ou des applications disponibles pour smartphone, le comité ministériel annonce que ces appareils sont désormais illégaux. L'article R413-15 du Code de la route prévoit les mêmes peines pour l'usage des avertisseurs de radar que pour l'usage des antiradars ou des détecteurs de radar.

C'est un coup rude pour les sociétés qui produisent ces appareils et aussi pour les 500.000 usagers de la route qui les utilisent et qui craignent de voir leur permis de conduire annulé. Il est difficile de dire si ceux qui utilisent les avertisseurs de radar sont les mêmes qui commettent de grands excès de vitesse, ou qui sont jugés en récidive de grand excès de vitesse. Ou si au contraire, ces personnes conduisent très prudemment. Mais toujours est-il, que sans ces appareils, les usagers de la route n'ont plus aucun moyen de connaitre en temps réel l'emplacement des radars fixes ou mobiles. Les fabricants des appareils ont cependant trouvé une parade. En effet, les radars sont censés être placés dans des zones accidentogènes. C'est en tout cas le message qui a toujours été véhiculé par le gouvernement, justifiant ainsi que la mise en place des radars concoure à une plus grande sécurité sur les routes. Ainsi les fabricants arguent du fait que leurs appareils ne sont pas que de simples avertisseurs de radar mais aussi des aides à la conduite permettant de prévenir les usagers de la dangerosité des routes. Dans cette volonté d'aider l'usager de la route, les appareils lui indiquent les zones accidentogènes (qui elles-mêmes sont connues car il y a dans cette zone un radar). Seule contrainte pour ces appareils d'aide à la conduite, la signalisation des radars ne doit pas être trop précise. L'appareil doit indiquer une zone plutôt qu'un point GPS.

Les avertisseurs de radar ne sont pas autorisés. En revanche, les appareils d'aide à la conduite le sont. C'est un jeu de dupe entre l'Etat et les fabricants d'appareil de signalisation des radars. Mais les enjeux financiers sont tels que personne n'est prêt à renoncer au juteux marché qu'est le marché des radars. Mais si le marché des radars est si juteux, c'est bien parce que l'usager de la route est pris en otage. La majorité des infractions relevées par les radars concerne des excès de vitesse inférieurs à 20 km/h. Or, ces petits excès de vitesse ne sont pas les causes principales des accidents de la route mortels. Quant à la contestation, c’est difficile. La contestation de l’amende forfaitaire, par exemple, nécessite d’entamer une périlleuse procédure judiciaire.
usager de la route