Usagers de la route
Le saviez-vous ?
 
L
e saviez-vous ? En 2010, en France, il y a eu 3.992 accidents mortels. L’Italie est le pays européen qui dénombre le plus de morts sur ses routes en 2010, avec 4.090 accidents mortels
En 2002, le président Jacques Chirac décide de faire de la sécurité routière l’un des 3 chantiers de son quinquennat. Il y a, en 2002, 7.742 tués à 30 jours suite à des accidents de la route. En 2010, 8 ans plus tard, il y en a moins de 4.000, 3.992 exactement. Les chiffres parlent d'eux-mêmes, la politique menée a été efficace voire salutaire. Cette politique s'est traduite sur le terrain par plusieurs éléments. Le parc automobile a progressivement été renouvelé. Des voitures plus fiables, plus performantes (air bag de sécurité, système de freinage, tenue de route, ...) ont remplacé les anciennes. L'infrastructure routière s'est modernisée (éclairage de la route, visibilité de la signalisation, signalisation en temps réel des accidents, ...). La répression s'est renforcée. Le nombre d'infractions au Code de la route traitées par an est passé de 1.210.169 en 2002 à 6.275.387 en 2010. Le nombre de retrait de points est passé de 3.100.966 en 2002 à 10.139.522 en 2010. Le nombre de permis de conduire annulé pour solde de points nul est passé de 13.601 en 2002 à 85.700 en 2010.

Un effort identique a été produit au niveau européen pour faire baisser la mortalité sur les routes. Entre 2000 et 2010, le nombre de tués à 30 suite à un accident de la route a diminué de 45 % selon une étude de CARE. Les baisses les plus conséquentes ont été constatées en Lituanie (-66 %), en Estonie (-62 %), au Luxembourg (-58 %), en Espagne (-57 %), Slovénie (-56 %). A l'inverse les baisses les moins importantes ont été constatées à Malte (0 %), en Roumanie (-4 %), en Bulgarie (-23 %). La France, quant à elle, fait un peu mieux que la moyenne des pays européens avec une baisse de 51 % du nombre de tués à 30 jours entre 2000 et 2010.

Quand on cumule en 2010 le nombre de tués à 30 jours sur les routes, c'est en Italie que l'on dénombre le plus d'accidents de la route mortels, avec 4.090 accidents mortels. Suivent dans le classement la France avec 3.992 accidents mortels, la Pologne avec 3.908 accidents mortels et l'Allemagne avec 3.648 accidents mortels. Inversement, Malte (15 accidents mortels), le Luxembourg (32 accidents mortels), Chypre (60 accidents mortels) et l'Estonie (78 accidents mortels) dénombrent le moins d'accidents de la route mortels. Mais cette analyse comporte un biais. En effet, il est nécessaire pour faire des comparaisons de manière plus objective de rapporter le nombre d'accidents mortels au nombre d'usagers de la route ou tout au moins au nombre d'habitants dans le pays. Ainsi si on rapporte le nombre de personnes tuées à 30 jours suite à un accident de la route à la population du pays, le classement est sensiblement différent. Tout en bas du classement, apparaissent la Suède (avec un ratio de 28), suivie du Royaume-Uni (avec un ratio de 31), des Pays-Bas (avec un ratio de 32), Malte (avec un ratio de 36) et de l'Allemagne (avec un ratio de 45). En revanche, tout en haut du classement, on retrouve la Grèce (avec un ratio de 111), la Roumanie (avec un ratio de 111), la Bulgarie (avec un ratio de 103), la Pologne (avec un ratio de 102).

La diminution du nombre de tués dans un accident de la route est une préoccupation européenne. En revanche, chaque pays adopte ses propres méthodes pour faire diminuer le nombre de personnes tuées sur les routes. Des pays, pourtant voisins comme la France, l'Allemagne ou le Royaume-Uni utilisent des méthodes bien différentes. Par exemple la limitation de la vitesse est la plus élevée en Allemagne, le taux d'alcool dans le sang maximum pour conduire est le plus élevé au Royaume-Uni. Mais bon nombre de pays se rejoignent sur la mise en place d'une politique répressive et de sanctions sévères. Tout comme la France, bon nombre de pays européens ont le système de permis à points avec des mesures de retrait de points sur le permis de conduire, et la possibilité d'annulation du permis de conduire pour solde de points nul si l’usager commet trop d’infractions entrainant une perte de points. Concernant l’alcool au volant, bon nombre de pays européens s’attaquent désormais à ce fléau. Dans ces pays, comme la France par exemple, l’alcoolémie du conducteur est systématiquement mesurée lorsqu’il y a un accident de la route mortel. Bien que la fiabilité des éthylotests soit encore à améliorer.
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