Usagers de la route
Le saviez-vous ?
 
L
e saviez-vous ? Parmi l’ensemble des départements de la métropole, Paris est le département français où l’on déplore le plus d’accidents corporels, avec 7.271 accidents corporels en 2011
Depuis plus de 15 ans, les actions en matière de politique routière visent à faire diminuer le nombre d'accidents corporels sur les routes de France. Elles consistent principalement à réprimer plus sévèrement et plus systématiquement les infractions au Code de la route. Preuve de ce durcissement des sanctions, l'augmentation du nombre de retrait de points ou d'annulation du permis de conduire pour solde de points nul. Parallèlement le nombre de personnes tuées sur les routes a beaucoup diminué en 15 ans. En 2010, 2011 et 2012, il y a eu moins de 4.000 morts sur les routes. En 1996, il y avait plus de 2 fois plus de morts. Mais cette baisse de la mortalité sur les routes est-elle uniquement due aux mesures de répression prises par les gouvernements successifs de gauche comme de droite ? Ou est-elle due aussi à une meilleure performance des voitures (système de freinage ABS, ceinture de sécurité, airbag, tenue de route, ...) et une meilleure sécurité des infrastructures routières (revêtement de la route de meilleure qualité, meilleur éclairage des routes, signalisation plus lisible, ...) ?

Si le nombre d'accidents corporels, de tués, de blessés sur les routes diminue globalement en France, il n'en demeure pas moins que la situation est parfois bien contrastée suivant les départements français. Certains départements présentent un très mauvais bilan de l'accidentalité sur leurs routes. C'est le cas de Paris. Paris est le département français où il y a le plus d'accidents corporels, avec 7.271 accidents corporels en 2011. Cela fait déjà quelques années que Paris est sur la plus haute marche du podium, et que le nombre d'accidents corporels reste très élevé. Il y avait 7.990 accidents corporels en 2009 et 7.181 en 2010. Le trafic routier à Paris est certes dense, mais cela n'explique pas tout. Le nombre d'accidents corporels y est bien au-dessus de la moyenne nationale et bien au-dessus également de celui des Bouches-du-Rhône, deuxième département français à présenter le plus grand nombre d'accidents corporels en 2011.

Les Bouches-du-Rhône est le département qui monte sur la seconde marche du podium, avec 4.084 accidents corporels en 2011. Là aussi, la seconde marche semble être une constante pour le département, qui était déjà second en 2009 avec 3.927 accidents corporels et second en 2010 avec 4.357 accidents corporels. Suivent dans le classement 2011, la Seine Saint Denis (2.933 accidents corporels), le Val de Marne (2.571 accidents corporels), les Hauts de Seine (2.428 accidents corporels), les Alpes Maritimes (2.126 accidents corporels), le Rhône (2.122 accidents corporels). Inversement les bons élèves du classement, qui enregistrent le moins d'accident corporel de la route, sont la Lozère (71 accidents corporels), la Creuse (75 accidents corporels), l'Ariège (79 accidents corporels), le Cantal (88 accidents corporels), les Hautes Alpes (92 accidents corporels).

Les accidents de la route corporels ne doivent pas être confondus avec les accidents de la route mortels. En effet, ce n'est pas parce qu'un département présente un nombre élevé d'accidents corporels, qu'il enregistre nécessairement un nombre élevé d'accidents mortels. C'est par exemple le cas de Paris, qui en comparaison du nombre très élevé d'accidents corporels présente peu d'accidents mortels. A Paris, il y a certes beaucoup d'accidents, mais ces accidents sont souvent de moindre gravité.

Au vu des chiffres, des progrès peuvent être faits dans les grandes agglomérations pour faire diminuer le nombre d'accidents corporels de la route. Il ne s'agit pas tant de durcir encore la politique routière en augmentant le nombre de point retiré ou de permis de conduire invalidé. Ni même de durcir les conditions pour qu’un usager de la route puisse obtenir son permis de conduire. Mais davantage d'améliorer la signalisation routière et les infrastructures des grandes villes pour mieux fluidifier le trafic routier. C’est aussi de faire en sorte que les lésions après un accident de la route soient le moins graves possibles. Le coût des accidents de la route corporels et le coût des accidents de la route matériels sont aujourd’hui trop élevés.
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